Monsieur le président de la République,
Le 21 octobre 2008, vous avez souhaité, devant le Parlement européen, « qu'aucune banque qui bénéficie de l'argent des Etats ne puisse travailler avec des paradis fiscaux ».
Vous avez eu raison. Car ces paradis fiscaux, financiers et judiciaires servent
à contourner nos lois : en permettant aux spéculateurs d'échapper aux réglementations bancaires,
ils sont au centre de la crise financière actuelle en offrant un abri à l'argent du crime, de la corruption et de la fraude fiscale, ils sont une menace pour notre démocratie et le financement de nos
services publics en facilitant la fuite illicite de 350 milliards d'euros par an, volés aux
populations les plus pauvres, ils sont un obstacle majeur au développement.
Nous ne pouvons plus l'accepter ! C'est pourquoi, en tant que président du Conseil européen, nous attendons de vous l'adoption de mesures fortes contre les paradis fiscaux. Et, pour
montrer l'exemple, que la France agisse dès maintenant pour la levée du
secret bancaire en Andorre et à Monaco.
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